Eittlandais

Table of Contents

Propos préliminaires

Avant-propos

Ce document est sous la double license GFDL1 pour ce qui est du texte et CC BY-NC-SA 4.02 pour ce qui est des images.

Ce document traite d’une langue imaginaire, ou idéolangue, que j’ai créé. Cependant, il sera rédigé comme s’il s’agissait d’une tentative de description de la langue par un linguiste travaillant dessus. Ainsi, si dans certains cas vous pouvez lire « mais plus d’études sur le sujet sont nécessaires » ou « cet aspect de la langue n’a pas encore été sujet à des analyses plus approfondies » par exemple, comprenez par cela que je n’ai pas (encore ?) travaillé sur cette partie. Cette idéolangue peut également être sujette à des modifications futures tant qu’elle ne sera pas archivée.

Ceci est une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec une personne, vivante ou morte, ou avec un quelconque événement est purement fortuit.

Remerciements

De longues recherches et beaucoup de réflexions et d’explorations dans le monde de la linguistique furent nécessaires afin que je puisse créer la langue éittlandaise ainsi qu’une version simplifiée de la culture et de l’histoire du pays éittlandais. Ainsi, je souhaiterais remercier certaines personnes dont les travaux m’ont été précieux afin de réaliser ceci, notamment Michael Barnes, auteur de A New Introduction to Old Norse, Jack Crawford, auteur de nombreuses vidéos YouTube sur le sujet de la culture viking et de leur langue, ainsi que l’association The Vikings of Bjornstad grâce à laquelle j’ai pu trouver nombre de références sur le Vieux Norrois et leur culture.

Je souhaiterais également remercier Mark Rosenfelder, auteur de nombreux livres sur la création de langues dont The Language Construction Kit, Thomas E. Payne dont le livre Describing Morphosyntax: A Guide for Field Linguists aura été extrêmement important pour moi afin d’apprendre à décrire la grammaire d’une langue.

Et bien sûr, je souhaiterais remercier la commauté des idéolinguistes, qu’il s’agisse de la communauté francophone ou internationale, pour ce qui est de l’échange d’idées constant et du partage des théories et visions des langues qui peuvent, dans certains cas, complètement changer notre état d’esprit et notre vision quant à certains domaines, comme cela fut le cas suite à la conférence de Joseph Windsor à la Language Creation Conference 8 de Cambridge sur la hiérarchie des caractéristiques distinctives.

Enfin, je souhaiterais remercier mes proches et tout autre personne m’ayant encouragé lors de mes travaux de création de langue.

Introduction

L’Eittlandais est une idéolangue (langue construite) humaine, inspirée par le Vieux Norrois Occidental, ayant subit une évolution lente dans un contexte isolé, à l’instar de l’Islandais, sur l’île d’Eittlande présentée ci-dessous. Quelques libertés ont été prises de façon à contrôler l’orientation de son évolution acoustique et grammaticale, cependant j’essaierai de créer une grammaire fidèle à ce à quoi on peut s’attendre d’une langue nordique, l’Eittlandais étant une langue plutôt conservatrice comparée aux autres langues nordiques. Les personnes ayant déjà des connaissances concernant le Vieux Norrois, l’Islandais ou le Norvégien auront peut-être plus de facilités pour ce qui est de la compréhension de la langue et de sa grammaire.

Il s’agit d’un projet à part de mon univers littéraire. L’Eittlandais est une langue sœur du Mattér, existant dans un univers alternatif au nôtre et à celui où le Mattér existe. Tandis que le Mattér est une langue créée pour mon propre plaisir de créer une langue, l’Eittlandais est une tentative plus sérieuse de faire évoluer une ancienne langue en une langue moderne, pas seulement m’en inspirer mais réellement faire hériter de cette langue la langue que je créé.

Ce document ne s’adresse pas aux personnes souhaitant apprendre à parler l’Eittlandais, il ne s’agit pas d’un manuel d’apprentissage. Il s’agit plutôt d’une grammaire de référence à laquelle je pourrai me référer lors de mes utilisation de la langue. Je présuppose également que le lecteur dispose de certaines connaissances, notamment qu’il ou elle connaisse l’alphabet phonétique international ou qu’il ou elle dispose de quelques connaissances linguistiques. Il n’existe pas encore, à l’heure actuelle, de manuel orienté vers l’apprentissage de la langue, uniquement celui-ci dédié à l’étude de sa grammaire.

Liste des abréviations

Un certain nombre d’abréviations seront utilisées dans ce document en particulier lors de l’expression de relations grammaticales ou d’éléments grammaticaux. Il est donc important pour les personnes souhaitant étudier cette langue de savoir à quoi cela correspond. Voici une liste que je m’efforce à garder exhaustive des abréviations que vous pourrez rencontrer plus tard.

1
première personne
2
deuxième personne
3
troisième personne
ACC
accusatif
adj
adjectif
adv
adverbe
adjF
adjectif fort
advF
adverbe fort
adjf
adjectif faible
advf
adverbe faible
API
Alphabet Phonétique International
DAT
datif
E
Eittlandais
F
féminin
FF
féminin fort
Ff
féminin faible
GEN
génitif
M
masculin
MF
masculin fort
Mf
masculin faible
N
neutre
n
nom
NF
neutre fort
Nf
neutre faible
NOM
nominatif
OD
objet direct
OI
objet indirect
PL
pluriel
prep
preposition
PN
phrase nominale
PV
phrase verbale
SG
singulier
v
verbe
vi
verbe intransitif
vt
verbe transitif
vF
verbe fort
vf
verbe faible
vtF
verbe transitif fort
vtf
verbe transitif faible
vi.F
verbe intransitif fort
vi.f
verbe intransitif faible
VN
Vieux Norrois

Ce document utilisera également les conventions habituelles des ouvrages linguistiques, tel que les gloses pour le détail linguistique d’une phrase, ou les phrases incorrectes marquées par une étoile * et les phrases à la grammaire questionnables notées par un point d’interrogations ?.

1. Eittlande

Eittlande (Eittlandais : /aɪtlãd/) est un pays nordique insulaire, avec une population de 31,5 millions d’habitants et une superficie de 121km2, ce qui en fait la seconde plus grande île d’Europe après la Grande Bretagne. La capitale et plus grande ville Eittlandaise est Ðeberget et est habitée par 1.641.600 habitants. Cette île est séparée en deux parties occidentale et orientale par une série de volcans actifs au centre de l’île. Ainsi, l’Eittlande occidentale dispose d’une superficie de 72km2 et d’une population de 20,1 millions d’habitants, tandis que l’Eittlande orientale dispose d’une superficie de 49km2 pour une population de 11,3 millions d’habitants. Comme mentionné précédemment, Eittlande est une île volcanique et géologiquement active, le centre de l’île est composé principalement de montagne, de volcans, de plaines volcaniques et des glaciers, entourés de déserts froids et de taïga. L’Eittlande orientale est principalement composée de grandes prairies, avec sur ses rivages suds des zones tempérées et humides, ainsi que par de nombreux fjords et prairies humides, présents grâce à un réchauffement provoqué par le Gulf Stream, tandis que ses rivages nords arborent principalement des prairies. L’Eittlande occidentale dispose de beaucoup moins de prairies, remplacées par des zones tempérées humides forestières et des fjords et prairies humides au sud et par de la taïga au nord ; deux petits déserts froids sont également trouvées en Eittlande occidentale, dont le plus petit des deux proche de la ville de Ðeberget, et le plus grand dans la partie nord de la province. Pour plus de détails, voir la carte 1. Globalement, l’Eittlande dispose d’un climat tempéré, similaire à celui du sud de l’Angleterre, grâce au Gulf Stream malgré sa latitude élevée, similaire à celle de l’Écosse.

map-biomes.png

Figure 1: Biomes eittlandais

Selon les registres officiels, l’Eittlande fut découverte en 863 par des explorateurs norvégiens. La première colonie s’installa en 882 dans sa partie orientale, la majorité des colons étant alors des norvégiens fuyant la christianisation de la scandinavie. Il est également probable qu’une partie moindre de la population de l’époque de l’île vienne également du Danemark ou de Suède, apportant alors dans la langue norroise occidentale de l’époque quelques influences norroises orientales. L’immigration continua encore quelques décénies avant que l’île ne se referme sur elle-même au fur et à mesure que les immigrants se fesaient rare, le but principal de l’immigration en Eittlande étant pour les païens de fuir la chrétienté.

L’île rentre en auto-gouvernement en 915 lorsqu’elle se dote d’une constitution, et qu’Ásmundor Ingólforson se proclame roi d’Eittlande. Ásmundor rend toutefois hommage au roi norvégien, ne rentrant pas en conflit direct avec lui, en ne déclarant qu’une semi-indépendance : le pays est libre de s’auto-gouverner, mais reste cependant lié à la Norvège militairement et diplomatiquement parlant. Ce n’est que lors de la création de l’Union de Kelmar que l’Eittlande choisit de se distancer de la Norvège, et suite à une guerre avec cette dernière, l’Eittlande devint complètement autonome et fut reconnue comme un pays souverain.

Jusqu’au XXème siècle, l’Eittlande a pour principales ressources l’agriculture dans sa partie occidentale et la pêche dans sa partie orientale. Suite à une industrialisation de l’île au début du XXème siècle et au Plan Marshal après la seconde Guerre Mondiale, un fort secteur de service se développa en Eittlande, principalement dans les banques et dans l’informatique ; Eittlande est le pays avec le plus grand ratio de développeur informatique par habitant au monde ainsi que l’une des forces majeures dans l’avancée dans le domaine. Beaucoup d’éléments sociaux de ses voisins nordiques ont été mis en place, tel qu’un accès libre et gratuit aux soins médicaux ainsi qu’une éducation libre et gratuite. Malgré son statut officiel de monarchie absolue, l’Eittlande est également l’un des pays les mieux placés en terme d’économie, de démocratie, de stabilité sociale, d’égalité et de libertés individuelles.

La culture Eittlandaise descend en quasi totalité de la culture norroise païenne. La plupart des Eittlandais descendent de colons norrois, et la langue Eittlandaise descend également principalement du vieux Norrois occidental.

L’Eittlande a l’une des population les plus militarisées au monde dû à ses multiples service militaire universel obligatoire à l’âge de dix, quinze et vingt ans, et chaque Eittlandais dispose chez soi de son équipement militaire qu’ils doivent entretenir régulièrement. Seules les munitions de leurs armes à feu ne leurs sont pas accessible librement, l’armée ayant un contrôle total sur la réglementation des armes en Eittlande.

Sur la scène internationale, Eittlande fait partie depuis 1957 et de l’Espace Économique Européen depuis 1990. L’Eittlande et l’Islande ont également signé le pacte Ðeberget-Reykjavik en 1944 qui est un pacte d’assistance militaire et économique mutuel entre les deux pays.

1.1. Histoire

1.1.1. 882-915 : Colonisation de l’Eittlande

Eittlande est une île qui fut découverte en 863 par des explorateurs scandinaves, très probablement norvégiens, lors des grandes expéditions vikings. La première colonie norvégienne s’installa sur l’île en 882 sur sa partie orientale, puis en 884 sur sa partie occidentale. Bien que la large majorité des colons soient principalement d’origine norvégienne, parlant alors le Vieux Norrois Occidental, il est fort probable qu’une partie des premiers habitants de l’île viennent de Suède, apportant alors quelques influences du Vieux Norrois Oriental. L’immigration scandinave dura une cinquantaine d’années environ, date à partir de laquelle Eittland commeça à se refermer au monde extérieur et commeça à limiter l’immigration sur ses terres. Durant la période de colonisation de l’Eittlande, une assemblée des divers chefs de clans et de villes et villages se mit en place, similaire aux things existants alors dans les autres pays scandinaves.

Quelques autres colonies se créèrent depuis l’Eittlande au Groënland et qui y restèrent fortement liées.

1.1.2. 915-1400 : Royaume Eittlandais et indépendance

Durant les trente premières années de la colonie Eittlandaise, une forte immigration peupla l’île, rendant alors nécessaire la mise en place d’une administration, aussi bien juridique qu’administrative. C’est donc en 915 qu’une Althing, une assemblée regroupant tous les dirigeants Eittlandais, se forma afin d’écrire une constitution pour Eittlande. C’est également durant cette assemblée qu’Ásmundor Ingólforson fut élu premier roi d’Eittlande, devenant ainsi Ásmundor I, Ingólforson. Il fut également décidé que cette royauté serait absolue, regroupant ainsi tous les pouvoirs dans les mains des dirigeants alors nommés jarls, ne devant hômmage qu’au roi disposant lui-même également d’un pouvoir absolu. Le pays fut ainsi divisé en quatre-vingt-dix-huit provinces, la quasi totalité d’entre elles étant des comtés. Seules sept provinces furent décrétées comme étant des îles se gouvernant seules, et les provinces de Finnes et de Hrafnirma furent décrétées régions dû à leur emplacement géographique rendant les deux provinces inhospitalières du fait de l’activité volcanique s’y produisant. La province de Ðeberget fut également déclarée gouvernat du fait de son statut particulier abritant la capitale du pays. Les colonies groënlandaises gardèrent leur statut de colonies, ajoutant dix-sept territoires à la liste des terres Eittlandaises, placées directement sous le controle royal.

Le nouveau gouvernement Eittlandais fut reconnu en tant que tel par la couronne norvégienne d’alors à condition que l’Eittlande reste une dépendance vassale de Norvège, ce qu’accepta Ásmundor.

Lors du décès d’Ásmundor Ingólforson, son fils Áleifor Ásmundorson accéda au trône. Constatant que la tâche de reigner devint plus difficile encore avec les derniers afflus d’immigration ayant eu lieu et avec la chaîne volcanique séparant en deux l’île, il décida de nommer son frère co-roi Eittlandais afin qu’il reigne au nom du souverain dans la partie orientale de l’île. Ainsi, l’Eittlande fut séparée en deux états (voir l’image 2, le Royaume d’Eittlande Occidentale, et la Principauté d’Eittlande Orientale, vassale du Royaume. Par la même occasion, Hylfialþer (plus ancienne ville d’Eittlande) fut décrétée capitale de la nouvelle principauté. Cinquante-huit provinces revinrent au Royaume, tandis que quarante d’entre elles revinrent à la Principauté. Le comté d’Hylfialþer devint également un gouvernat du fait de sa position en tant que capitale de l’état. On peut retrouver la liste complète des souverains eittlandais ainsi que des co-souverains dans la table 1.

En 1397, lors de la mise en place de l’Union de Kalmar, le roi Eittlandais refusa de rejoindre l’union avec la Norvège du à des craintes de christianisation de l’Eittlande, demandant à la couronne de Norvège de conserver son statut de semi-indépendance que l’Eittlande avait jusque là. La Norvège refusa et envoya un contingent armé en Eittlande afin d’assoir son pouvoir sur l’île qui fut attaqué par une force Eittlandaise lors de leur arrivée aux abords de l’Eittlande. C’est ainsi que commença la guerre Eittlando-Norvégienne (1397-1400). Au début du conflit, le roi Ásgeirr I Biœrgson et son frère Eiríkor IV Ásgeirsbróðir moururent simultanément d’une maladie inconnue, la théorie la plus communément acceptée étant qu’ils aient été empoisonnés. Cela marqua la fin de la première dynastie Eittlandaise. Arvid I Geirson fut alors élu roi par le Althing, qui nomma alors à son tour Havardor I Arvidbróðir co-roi Eittlandais, qui continuèrent alors la guerre contre la Norvège jusqu’au 17 Septembre 1400, où l’Eittlande remporta une victoire navale décisive au loin de l’île de Merøynor. Alors que les forces norvégiennes arrivaient pour un débarquement en Eittlande sur une côte déserte au sud de la région du Hrafnirma, une nuée ardante dévasta la majeure partie de la flotte scandinave, ne laissant qu’une armée affaiblie pour combattre l’armée Eittlandaise. Suite à cette victoire, l’Union de Kalmar reconnu Eittlainde comme pays indépendant, mais intégra tout de même les colonies groënlandaises de l’Eittlande à l’Union.

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Figure 2: États eittlandais

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Figure 3: Provinces eittlandaises

Table 1: Liste des rois Eittlandais de 915 à 1392
roi naissance mort âge règne co-roi naissance mort âge règne
Ásmundor I, Ingólfrson 876 932 56 915-935 -        
Áleifor I, Ásmundorson 879 950 71 935-950 Steingrímor I, Áleiforbróðir 879 959 80 936-951
Áleifor II, Áleiforson 915 971 56 950-971 Eyvindor I, Áleiforbróðir 918 981 63 951-972
Áleifor III, Áleiforson 935 981 46 971-981 Hallþórr I, Áleiforbróðir 936 1012 76 972-981
Hallþórr I, Áleiforbróðir 936 1012 76 981-1012 Eiríkor I, Áleiforbróðir 938 987 49 982-987
          Hallþórr II, Hallþórsson 955 1020 65 937-1012
Hallþórr II, Hallþórson 955 1020 65 1012-1020 Ásmundor I, Hallþórsbróðir 956 1018 62 1012-1018
          Hallþórr III, Hallþórssonarson 992 1058 66 1018-1020
Hallþórr III, Hallþórsonarson 992 1058 66 1020-1058 Ragnheiðr I, Hallþórsson 976 1033 57 1021-1033
          Hallþórr IV, Hallþórsson 1013 1065 52 1033-1058
Hallþór IV, Hallþórson 1013 1065 52 1058-1065 Áleifor IV, Hallþórbróðir 1015 1087 72 1059-1065
Áleifor IV, Hallþórbróðir 1015 1087 72 1065-1087 Eríkor II, Áleiforbróðir 1020 1101 81 1065-1087
Eríkor II, Áleiforbróðir 1020 1101 81 1087-1101 Eyvindor II, Áleiforbróðir 1027 1098 71 1088-1098
          Eríkor III, Eríkorsonarson 1053 1103 50 1098-1101
Eríkor III, Eríkorsonarson 1053 1103 50 1101-1103 Niall I, Eríkordóttir 1076 1158 82 1102-1103
Niall I, Eríkordóttir 1076 1158 82 1103-1158 Eysteinn I, Niallson 1095 1127 32 1104-1127
          Yngvarr I, Niallsonarson 1102 1175 73 1128-1158
Yngvarr I, Niallson 1102 1175 73 1158-1175 Eyvindor II, Yngvarsbróðir 1119 1176 57 1159-1175
Yngvarr II, Yngvarsson 1137 1176 39 1175-1176 Eyvindor II, Yngvarsbróðir 1119 1176 57 1176
          Yngvarr III, Yngvarsson 1153 1202 49 1176
Yngvarr III, Yngvarsson 1153 1202 49 1176-1202 Heimir I, Yngvarsbróðir 1162 1223 61 1177-1202
Heimir I, Yngvarsbróðir 1162 1223 61 1202-1223 Ásmundor II, Heimirbróðir 1165 1218 53 1202-1218
          Gunnhildor I, Ásmundordóttir 1189 1252 63 1218-1223
Gunnhildor I, Ásmundordóttir 1189 1252 63 1223-1252 Hallþórr V, Gunnhildorson 1205 1283 78 1223-1252
Hallþórr V, Gunnhildorson 1205 1283 78 1252-1283 Steingrímor II, Hallþórsbroðir 1209 1263 54 1252-1263
          Steingrímor III, Steingrímorson 1233 1278 45 1263-1278
          Eyvindor III, Steingrímorson 1235 1291 56 1278-1283
Eyvindor III, Steingrímorson 1235 1291 56 1283-1291 Ragnheiðr II, Eyvindorbróðir 1240 1296 56 1284-1291
Eyvindor IV, Eyvindorson 1262 1318 56 1291-1318 Ragnheiðr II, Eyvindorbróðir 1240 1296 56 1292-1296
          Ragnheiðr III, Ragnheiðrson 1259 1308 49 1292-1308
          Eyvindor V, Eyvindorson 1285 1346 61 1308-1318
Eyvindor V, Eyvindorson 1285 1346 61 1318-1346 Eríkor II, Eyvindorbróðir 1290 1349 59 1319-1346
Eyvindor VI, Eyvindorson 1309 1354 45 1346-1354 Eríkor III, Eyvindorbróðir 1315 1349 34 1346-1349
          Eir I, Eyvindorsystir 1299 1360 61 1349-1354
Eir I, Eyvindorsystir 1299 1360 61 1354-1360 Biœrg I, Eirdóttir 1318 1374 56 1355-1360
Biœrg I, Eirdóttir 1318 1374 56 1360-1374 Ásgeirr I, Bjœrgson 1330 1392 62 1361-1374
Ásgeirr I, Biœrgson 1330 1397 67 1374-1397 Eiríkor IV, Ásgeirsbróðir 1333 1397 64 1375-1397

2. Contexte culturel, écologique et sociolinguistique de la langue

2.1. Le nom de la langue

L’Eittlandais est appelé ainsi du fait du nom de l’île sur laquelle cette langue est parlée : Eittlande. À l’instar de l’Islande, l’île fut initialement colonisée par des nordiques originaires selon toute vraisemblance de Norvège. Ainsi, leur langue était à l’origine le Vieux Norrois occidental, cependant avec la création de l’État d’Eittlande, un sentiment d’appartenance à l’île et d’unité entre les personnes vivant sur place que le concept d’Eittlandais a commencé à apparaître. Cela fut renforcé par les résidents d’autres pays se référant aux habitants d’Eittlande comme des Eittlandais ainsi que leur langue comme étant une langue Eittlandaise que cette appellation fut reprise par les locaux. En Eittlandais, la langue s’appelle Eittlands, forme au génitif du nom de l’île, Eittland.

L’étymologie du terme eittland est relativement transparente, il s’agit de l’agglomération des termes eitt, forme neutre singulier de einn signifiant « solitaire » ou « seul », et de land, signifiant terre. Ainsi, Eittland peut être traduit par Terre solitaire. La raison est sans doute une découverte précoce d’Eittlande avant la découverte du Groënland, les personnes ayant nommé l’île croyant sans doute que la terre la plus proche serait l’Islande, rendant ainsi Eittlande isolée aux yeux des marins Norvégiens.

Le terme Eittland est prononcé /aɪtlãd/ en Eittlandais, tandis que le terme dans sa forme génitive Eittlands, utilisée par les Eittlandais pour se référer à leur langue, est prononcée /aɪtlãds/. En Français, on se réfère à l’île et au pays d’Eittlande (/ɛjtlɑ̃d/) et à la langue et au peuple éittlandais (/ɛjtlɑ̃dɛ/ ou /ɛjtlɑ̃nde/ en français).

2.2. Démographie

2.2.1. Cartes

Eittlande est une île se situant dans l’Océan Atlantique, formant entre elle est le Groënland la mer d’Eittlande. Ce derniers est d’ailleurs le plus proche voisin d’Eittlande, suivi de près par l’Islande. On peut constater sur la carte 4 qu’Eittland est de taille respectable, mesurant environ 644 km d’est en ouest, et mesurant 322 km du nord au sud de l’île. On remarque également que l’île se situe à peu près aux mêmes lattitudes que l’Écosse et le nord de l’Angleterre.

map-world.jpg

Figure 4: Emplacement d’Eittlande dans l’Océan Atlantique.

Vous pouvez également trouver une carte simplifiée d’Eittlande montrant les principaux lieux et principales villes du pays avec la carte 5

map-simple.jpg

Figure 5: Carte simplifiée d’Eittlande

Une carte de style plus topologique et plus détaillée d’Eittlande peut être trouvé avec la carte 6

map-hq.jpg

Figure 6: Topologie d’Eittlande

2.2.2. Histoire, migrations

2.2.2.1. Origines du pays

Comme décrit dans le chapitre suivant (§Début du XXème siècle et première Guerre Mondiale), l’Eittlande se dote d’une constitution et d’une monarchie en 915, mais reste officiellement une dépendance de la Norvège pendant environ quatre siècles. En 1397, alors que l’Union de Kalmar se forma, une invitation fut envoyée à l’Eittlande afin d’intégrer l’union en leur qualité de dépendance Norvégienne. Lorsqu’Eittland refusa, l’Union déclara la guerre à l’Eittlande sous prétexte de rebélion de leur part, ayant alors pour but de les annexer complètement. La guerre dura jusqu’en 1400, où une paix fut signée : l’Union de Kalmar accorde à l’Eittlande son indépendance en échange de l’annexation les colonies Groënlandaises eittlandaises par l’Union. Il s’agit de la première reconnaissance internationale d’Eittlande en tant qu’État souverain.

2.2.2.2. Début du XXème siècle et première Guerre Mondiale

L’Eittlande pris au cours de son histoire un positionnement neutre concernant les affaires militaires dans le monde. De ce fait, le pays n’entra pas officiellement en guerre lors de la première Guerre Mondiale. Cependant, à l’instar de son île sœur, Eittland faisait partie de la sphère d’influence du Royaume Uni et commerça avec les Alliés durant le conflit. Quelques 400 Eittlandais de descendance anglaise et française s’engagèrent également dans les armées britaniques et française afin de combattre sur le front ouest.

Au début des années 1920, Eittlande vit une importante émigration de sa population vers les États Unis d’Amérique et le Canada, perdant entre 1919 et 1929 environ 10% de sa population. Cette émigration s’arrêta en 1929 suite au début de la grande dépression durant laquelle environ 10% des personnes étant parties aux Amériques revinrent en Eittlande. Malgré cela, une diaspora éittlandaise existe toujours actuellement dans la région des grands lacs au Canada et aux États Unis d’Amérique, comptant selon le recensement de 2000 respectivement 60.000 et 45.000 Eittlandais et personnes d’origines éittlandaises.

2.2.2.3. Seconde Guerre Mondiale

Durant la seconde Guerre Mondiale, Eittlande réaffirma sa position neutre face au conflit. En Janvier 1940, le Royaume Uni envoya une requête officielle afin qu’Eittlande rentre dans le conflit aux côtés des Alliés afin d’utiliser leurs ports comme base arrière dans l’Océan Atlantique. Le gouvernement Eittlandais déclina la requête sous couvert de leur neutralité historique.

Le 3 Avril 1940, le Troisième Reich lança une invasion des terres Eittlandaises sans déclaration de guerre. Immédiatement, le gouvernement Eittlandais déclara la guerre à l’Axe et rejoint le Royaume Uni au sein des forces Alliées. Une féroce défense militaire et un harcellement constant des forces allemandes par une guerilla civile jointe à un pillonage de la flotte allemande par la Royal Navy vint à bout des forces armées du Troisième Reich le 26 Avril 1940.

Craignant une invasion de l’Islande par l’Allemagne du même genre, les forces britaniques et éittlandaises lancèrent conjointement une invasion de l’île voisine le moi suivant, le 10 Mai 1940. Bien que la protection de l’Islande fut transférée du Royaume Uni aux États Unis d’Amérique le 17 Mai 1940, un contingent éittlandais resta sur place afin d’assurer une protection du pays par un autre pays nordique. Lors de l’entrée en guerre des États Unis, l’Eittlande les invita à installer une base militaire sur leur île comme base arrière afin d’établir une liaison avec le Royaume Uni et l’Europe au travers de l’Atlantique.

L’Eittlande retira ses troupes d’Islande peu de temps après le retrais des troupes étasuniennes durant 1946, date à laquelle la base militaire étasunienne sur le sol Eittlandais fut restituée à la couronne Eittlandaise. Quelques régiments restèrent tout de même sur le sol Islandais tandis qu’un régiment Islandais s’établit sur le sol Eittlandais, marquant la formalisation d’une alliance militaire et économique entre ces deux pays.

L’Eittlande rejoint l’OTAN le 4 Mai 1949 suite à un référendum créé à l’initiative du roi Ulfor II Ulforsson.

2.2.2.4. Guerres de la Morue

Durant les années 70, Eittlande participa aux Guerres de la Morue avec l’Islande face au Royaume Unis, qui furent les seuls à supporter la décision islandaise d’expansion de leurs eaux territoriales. Lors de la seconde Guerre de la Morue, Eittlande en profita pour également augmenter la superficie de ses eaux territoriales, les deux pays dépendant grandement de l’activité de la pêche. La troisième Guerre de la Morue vit cependant une rivalerie entre Eittlande et l’Islande malgré leur alliance officielle dû à des zone maritimes réclamées par les deux pays. Il fût finalement décidé lors de la fin de la guerre que la zone réclamée par les deux pays couvrant les 200 miles nautiques auraient un statut de zone économique exclusive aux deux pays.

2.3. Ethnographie

Historiquement, les Eittlandais descendent des premiers peuples norvégiens venus sur l’île dans un but colonisateur. La population continua à s’agrandir suite à plusieurs vagues d’immigrations ayant eu lieu du dixième au quatorzième siècle venant de scandinavie, et principalement de Norvège et d’Islande. Puis, suite à la guerre éittlando-scandinave, l’immigration éittlandaise fut quasiment arrêtée pour le reste de leur histoire. Seules deux vagues d’immigration britaniques et d’Europe occidentale se produisirent au dix-septième siècle, lors des diverses guerres de religion secouant alors l’Europe. Ainsi, des chrétiens britaniques et des protestants d’Europe continentale, principalement français, arrivèrent sur l’île, la couronne éittlandaise garantissant alors leur protection et une tolérance des religions autres que le paganisme nordique à la condition qu’aucune tentative de christianisation de l’île ne soit tentée.

Selon le recencement de 2015, l’Eittlande compte une population d’un peu plus de 689.000 habitants dans ses terres, dont 467.000 habitans se situants sur la partie occidentale de l’île. Parmi les Eittlandais se trouvent quelques 29.000 personnes d’origines islandaise, 21.000 personnes d’origines scandinaves diverses, 9.000 personnes originaires des îles britaniques, 2.000 personnes originaires d’Europe occidentale, 1.000 personnes d’origine tibétaine, et 18.000 personnes d’origines diverses. La communauté tibétaine s’installa en Eittlande dans les années 1990, apportant avec eux leur religion bouddhiste. Cette dernière se trouva avoir beaucoup de succès, faisant d’elle la religion à la plus forte croissance d’Eittlande du XXème et XXIème siècles.

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Figure 7: Population religieuse d’Éïnlante

2.4. Affiliations génétiques

L’Eittlandais est une langue descendant directement du Vieil Eittlandais, lui-même descendant du Vieux Norrois occidental tel qu’il était parlé dans l’actuelle Norvège à la fin du IXème siècle et durant le Xème siècle. L’Eittlandais a également bénéficié de quelques influences du Vieux Norrois oriental du fait de migrations depuis l’actuelle Suède et l’actuel Danemark. À partir du XVème siècle cependant, la majorité des influences de l’Eittlandais portent surtout sur des mots d’emprunt.

On estime que le Vieil Eittlandais est une langue qui fut parlée à partir de la seconde moitié du Xème siècle jusqu’au XVIème siècle environ.

L’Eittlandais se place donc dans la famille des langues scandinaves insulaires, à l’instar de sa langue sœur l’Islandais, dans les langues scandinaves occidentales, parmi les langues germaniques nordiques.

3. Aperçu structurel

3.1. Inventaire phonétique et orthographe

3.1.1. Voyelles pures

L’Eittlandais dispose d’un total de dix voyelles dites « pures ». Contrairement au Vieux Norrois, l’Eittlandais ne dispose pas de distinction entre voyelles longues et voyelles courtes, toutes ont à peu près la même durée de prononciation. Vous pouvez voir dans le tableau 2 la liste des voyelles dont dispose l’Eittlandais. Une nouvelle voyelle est apparue durant l’évolution de l’Eittlandais : le /ɚ/. Cette voyelle est une évolution du ʀ final du Vieux Norrois qui a évolué en /ər/, /əɹ/ pour enfin devenir la voyelle qu’elle est aujourd’hui (voir 3.2.4). Le schwa quant à lui est apparu suite à un amenuisement des voyelles longues dans certaines fins de mots (voir plus bas) et à un amenuisement des voyelles non-hautes arrondies non-accentuées.

Table 2: Voyelles de l’Eittlandais (API)
  antérieur central postérieur
pré-fermé ɪ ʏ   ʊ
mi-fermé e ø   o
moyen   ə  
mi-ouvert ɛ œ   ɔ
pré-ouvert æ    
ouvert a    

Trois voyelles autres que le schwa sont entre parenthèses : le /ɪ/, /ʏ/ et le /ʊ/. Cela est dû à leur présense exclusive dans les diphtongues que nous traiterons plus bas (§Diphtongues).

Il est à noter que l’orthographe de l’Eittlandais est très concervatrice quant à l’orthographe du Vieil Eittlandais. Ce dernier, encore très proche du Vieux Norrois, passa par une réforme orthographique ayant standardisé l’orthographe de la langue durant le XVIIème siècle, et cette orthographe n’a pas changé depuis. Cependant, peu de temps après, l’Eittlandais eut un changement vocalique, modifiant la prononciation de toutes les voyelles longues, s’unifiant avec certaines voyelles courtes. Ainsi, on obtient l’orthographe suivante concernant les voyelles eittlandaises présentée dans le tableau 3.

Runes Latin traditionnel Latin réformé Prononciation Comme dans
i i /ɪ/ Français : île
ᛅ, ᛁ e, í e /e/ Français : été
ᛂ, ᛆ é, á é /ɛ/ Français : bête
ę æ /æ/ Anglais américain général : cat
ᛆ, ᛅ a, æ a /a/ Français : chat
y y /ʏ/ Français : lune
ᚯ, ᛦ ø, ý ø /ø/ Français : deux
ᚯ, ᛆ œ œ /œ/ Français : neuf
u u /ʊ/ Français : doux
ᚮ, ᚢ o, ú o /o/ Français : eau
ᚮ, ᛆ ó, ǫ ó /ɔ/ Français : vote

Ainsi par exemple, en Eittlandais le mot írland (Irlande) se prononce /erlãd/ et non /iːrlɑnd/ ou /iːrlɑ̃d/ comme cela aurait pu être prononcé en Vieux Norrois ou en Vieil Eittlandais. La notation formelle de l’évolution des voyelles Eittlandaises est la suivante :

  • Vː / _# > ə
  • V / _# > Ø
  • V[+high +long] > V[-high -long]
  • V[+tense +long] > V[-tense -long]
  • V[-tense +long] > V[-long -low]

Il est à noter que les anciennes voyelles longues ont également évoluées en un schwa lors qu’elles se situent dans une voyelle ouverte en fin de mot à l’exception des mots monosyllabiques. Dans le même cas de figure, les anciennes voyelles courtes ont tout simplement disparu. Cela peut être illustré avec les phrases en Vieux Norrois suivantes, lues selon la prononciation reconstruite du Vieux Norrois et tel qu’un Eittlandais les lirait aujourd’hui.

  • þú sér Víla (tu vois Víli)
    • Vieux Norrois : /θuː seːr viːlɑ/
    • Eittlandais : /θo sɛr βel/
  • á þú Úlfinn eigi aigar (tu ne possède pas le loup)
    • Vieux Norrois : /ɒː θuː uːlfinː eiɡi æiɡar/
    • Eittlandais : /ɛ θo olfĩnː aɪʝ aɪʝar/

Notons aussi que cette évolution phonétique est relativement récente. Même si des efforts ont été faits avec la réforme orthographique latine de 1956, très souvent les eittlandais continueront d’écrire la voyelle finale désormais inexistante. Chez les populations plus jeunes, cette habitude tend à disparaître, tandis que les générations les plus agées auront au contraire plus tendance à rédiger encore un Eittlandais respectant l’ancienne orthographe.

Suivant la théorie de hiérarchisation des phonèmes selon B. Elan Dresher (2003), certains phonèmes sont perçus comme étant plus proches que d’autres par les locuteurs natifs de cette langue, cette distinction se basant principalement sur certaines caractéristiques desdits phonèmes. Il est ainsi possible de créer un arbre présentant la hiérarchie de ces caractéristiques distinctives ayant pour résultat l’inventaire phonétique de la langue liée à l’arbre ainsi créé. Vous trouverez donc l’arbre 8 présentant la relation des différentes voyelles entre elles.

Arbre des voyelles de l’Eittlandais

Figure 8: Arbre des caractéristiques distinctives des voyelles de l’Eittlandais

3.1.2. Diphtongues

En plus des dix voyelles pures présentées ci-dessus, l’Eittlandais dispose de quelques voyelles composées de deux voyelles pures : les diphtongues. Ces voyelles se distinguent par une évolution de leur prononciation dans le temps. Ainsi, quand on parle de diphtongues en Eittlandais, on se réfère principalement à un couple de deux voyelles où la seconde et plus faible que la première ; la première voyelle est porteuse de l’accentuation s’il y en a une et peut être allongée dans certains cas, comme dans le chant, tandis que la seconde se comporte presque comme une semi-consonne.

En Eittlandais, on peut retrouver trois différentes diphtongues héritées du Vieux Norrois :

diphtongue phonétique
ei /aɪ/
au /ɔʊ/
ey /œʏ/

On remarque que les voyelles faibles subissent un relâchement, le /i/ s’étant transformé en /ɪ/, le /u/ en /ʊ/ et le /y/ en /ʏ/.

Voici une description un peu plus complète de ces diphtongues :

ei

diphtongue proche du /aɪ/ britannique que l’on retrouve dans pie, à la différence près que la première voyelle est légèrement plus ouverte. On peut également parfois la rencontrer prononcée /ɛɪ/, notamment dans la partie orientale de l’Eittlande, voir le chapitre sur l’allophonie (§3.2.4). On retrouve une diphtongue similaire en Norvégien dans le terme nei.

Exemple : Eittland /aɪtlə̃d/

au

diphtongue similaire à la diphtongue de l’Anglais nord-américain standard comme dans low /loʊ̯/, excepté que la première voyelle est plus ouverte. Une diphtongue plus proche peut être retrouvée en Néerlandais belge dans le terme lauw.

Exemple : auk /ɔʊk/

ey

contrairement à ce que la voyelle typographique <e> peut laisser penser, la prononciation de la première voyelle est un <œ>. La diphtongue est donc similaire à la voyelle de neus en Néerlandais des Pays-Bas, ou à auga en Islandais.

Exemple : eyra /œʏr/

Il est également possible de techniquement considérer l’association de voyelles avec les consonnes /j/ et /w/ comme des diphtongues, voire des triphtongues si ladite voyelle est elle-même une diphtongue. Mais il demeure plus simple de considérer ces semi-voyelles comme étant des consonnes au même titre que toutes celles listées ci-dessous, leur considération en tant que diphtongues et triphtongues n’apportant rien de significatif à la grammaire eittlandaise.

3.1.3. Consonnes

Comme dans toutes langues, en plus des voyelles l’Eittlandais dispose également d’un certain nombre de consonnes. On compte généralement seize différentes consonnes, cependant un certain nombre de consonnes existent lorsque l’on prend en compte les nombreuses règles allophoniques de l’Eittlandais (voir §3.2.4). Avec le tableau 3, vous avez une liste des consonnes avec leurs diverses prononciation que l’on peut retrouver pour l’Eittlandais.

Table 3: * Rare, uniquement dans des termes étrangers
Lettre Prononciation Exemple
b /b/  
c* /k/  
d /d/  
f /f/, /v/  
g /g/, /ʝ/, /x/, /ɣ/  
h /h/, /ç/  
j /j/  
k /k/  
l /l/  
m /m/  
n /n/, /ŋ/  
p /p/, /ɸ/  
q* /k/  
s /ç/  
t /t/  
v /w/, /β/  
w* /w/, /β/  
x* /ks/, /ɡz/  
z /ʝ/  

On peut remarquer quelques évolutions dans la façon dont sont prononcées les diverses consonnes de l’Eittlandais. Tout d’abord, le <v> est prononcé soit /w/ soit /β/. Le <v> est souvent reconstruit comme étant un /v/ en Vieux Norrois, et cette évolution ne suit pas celle des autres langues nordiques pour cette consonne, on peut donc supposer que les colons ayant fondé l’Eittlande venaient de zones linguistiques du Vieux Norrois où l’évolution vers le /v/ ne s’était pas encore produite et n’a plus eu l’occasion depuis de se produire. En revanche, la prononciation du <g> est très instable, on peut noter pas moins de quatre prononciations du <g> en soit, sans compter ses prononciation lors de digraphes. Enfin, une palatalisation du <s> et du <z> s’est produite, les transformant en /ç/ et en /ʝ/ respectivement.

Il existe également quelques digraphes disposant de leur propre prononciation, présentés dans le tableau 4.

Lettres Prononciation Exemple
dj /dʒ/  
gj /j/  
gl /ɡʲ/  
gn /ɲ/  
hj /ç/  
hl /ɬ/  
hv /ʍ/  
ng /ŋ/  
nj /ɲ/  
sj /ʃ/  
tj /tʃ/  

On retrouve ici l’instabilité du <g> éittlandais, mais également quelques palatalisations pour les consonnes <d>, <h>, <n>, <s> et <t>.

Une évolution phonétique a également modifié certaines des consonnes longues suivant les règles suivantes :

  • C[+stop +long] > C[+stop +fric -long] ! _C sinon C[+stop +long] > C[+stop]
  • C[+stop +fric] > C[-stop +fric]

Ainsi, si une consonne occlusive longue se situe devant une consonne, elle perd uniquement sa caractéristique en tant que consonne longue, autrement elle devient fricative. Il y eut une période durant laquelle ces consonnes occlusives devenaient affriquées, entre le début du XIIe siècle et le milieu XVIIIe siècle, mais suite à une nouvelle évolution à la fin du XVIIIe siècle ces consonnes affriquées ont perdu leur caractéristique occlusive, devenant fricatives . Ainsi, on a les prononciations présentées dans le tableau 4.

Consonnes Prononciation Exemple
bb /v/  
dd /ð/  
gg /ɣ/  
kk /x/  
pp /f/  
tt /θ/  

Le tableau 4 montre ainsi la totalité des consonnes que l’on peut rencontrer en Eittlandais.

  bilabial lab.-dental dental alvéolaire palatal vélaire lab.-vélaire glottal
nasal m   n   ɲ ŋ    
occlusif p b   t d     k ɡ ɡʲ    
fricatif ɸ β f v θ ð ʃ ʒ ç ʝ x ɣ   h
affriqué                
spirant         j   w ʍ  
roulé       r        
spir.-lat.       l        
lat.-fric.       ɬ        

3.1.4. Ton et accentuation

L’accent de l’Eittlandais reste dans la lignée du Vieux Norrois, conservant ainsi une accentuation sur la première syllabe des mots.

Concernant l’intonation, celle-ci est descendante sur chaque proposition, la proposition principale d’une phrase commençant plus haute que les autres propositions la suivant. Dans un contexte formel, l’intonation remonte sur le dernier mot lorsqu’une proposition est une question, et elle reste constente et haute lors d’une exclamation avant de tomber sur la dernière syllabe.

L’intonation de la phrase est par ailleurs porteuse de sens, elle permet notamment à distinguer les phrases affirmatives de phrases interrogatives, ces dernières ne présentant aucune différences syntaxiques ou morphologiques.

3.1.5. Système d’écriture

Comme de nombreuses cultures européennes, l’Eittlande utilise un système d’écriture afin que les locuteurs Eittlandais puissent communiquer de façon non-orale. Du fait de leur héritage provenant de la région Scandinave, l’Eittlande utilise depuis sa fondation les runes nordiques comme alphabet officiel afin d’écrire en Eittlandais, faisant de ce pays le dernier pays au monde à encore utiliser officiellement les runes nordiques. La dernière réforme des caractères utilisés eu lieu lors du XVIème siècle, marquant également la dernière réforme orthographique ayant eu lieu depuis : les runes sont à utiliser phonétiquement, respectant au mieux la règle de « un caractère pour un son », bien que cette règle ne soit pas exacte. Cependant, même si l’orthographe était sensée être phonétique à cette époque, elle a très peu évolué depuis, rendant son utilisation moderne complexe, en particulier concernant les voyelles de la langue. L’alphabet runique est le seul alphabet éittlandais officiel reconnu par l’État éittlandais à ce jour.

Cependant, les éittlandais utilisent également l’alphabet latin, relativement peu utilisé dans la vie de tous les jours. Il s’agit néamoins du système d’écriture utilisé dans cet ouvrage afin de faciliter l’étude de l’Eittlandais pour le lecteur. Vous trouverez le tableau 4 une équivalence des caractères latins utilisés en Eittlandais ainsi que des runes fortement inspirées des runes médiévales.

Table 4: Correspondance de l’alphabet latin éittlandais et des runes eittlandaises
latin runes
A, a / Á, á / Ǫ, ǫ
B, b
D, d
Ð, ð
E, e / Ę, ę / Æ, æ
É, é
F, f
G, g
H, h
Hv, hv
I, i / Í, í / J, j
K, k
L, l
M, m
N, n
O, o / Ó, ó
Ø, ø / Œ, œ
P, p
R, r
S, s
T, t
Þ, þ
U, u / Ú, ú / V, v
Y, y / Ý, ý
délimiteur de mots
délimiteur de phrases  

On peut remarquer que beaucoup de lettres latines s’écrivent de la même façon malgré des prononciations parfois très différentes, commme par exemple le <ø> et le <œ> qui sont devenues des phonèmes séparés mais qui s’écrive avec la même rune. On a généralement une absence de différentiation entre les anciens couples de voyelles longues et courtes, à l’exception de <e> et <é>. On peut également remarquer que le <i> et le <j> sont indifférentiés à l’écrit, idem pour le <u>, le <ú> et le <v>, bien qu’ils soient prononcés /u/, /o/ et /β/ ou /w/ respectivement.

La différence de difficulté entre l’utilisation des deux systèmes d’écriture, l’orthographe runique étant très conservatrice comparé à l’orthographe latine restant proche de la prononciation fait que les runes sont devenu de facto l’orthographe de prestige de l’Eittlandais, utilisée dans des cadres officiels et académiques. Cette orthographe est d’ailleurs l’orthographe principale enseignée dans les cursus scolaires, l’orthographe latine n’y est que rapidement abordée afin de familiariser les élèves avec ce système également. Cependant, l’alphabet latin jouis d’un usage de plus en plus courant dans des milieux moins formels, en particulier sur Internet où il est devenu l’alphabet généralement utilisé pour des conversations mondaines ou dans des chats publiques où le ton est sensé être convivial. Une division générationelle ainsi que démographique est également constatée concernant l’usage de l’alphabet latin ; les plus jeunes et les personnes les plus exposées à Internet sont les plus à même d’utiliser l’alphabet latin que l’alphabet runique que les générations plus agées et les personnes passant moins de temps en ligne. Notons tout de même que même si un usage plus intensif dans ces démographies est noté, cela ne signifie pas non plus qu’il y est courant ; on peut comparer ça à l’utilisation occasionnelel de l’alphabet latin au Japon pour l’écriture de la langue japonaise, quoique plus fréquent.

3.2. Phonotaxes

3.2.1. Structure syllabique

Les syllabes Eittlandaises suivent généralement un modèle (C)(C)V(C)(C), soit deux consonnes toutes deux optionnelles en attaque, une voyelle obligatoire, et deux consonnes toutes deux optionnelles dans le coda. Lors de la découpe des syllabes, il est généralement d’usage d’intégrer dans les syllabes les consonnes venant après la voyelle, quitte à ce que la syllabe suivante ne dispose pas de consonnes dans son attaque.

3.2.2. Mutation labiale

La mutation de voyelles est un procésus par lequel une voyelle accentuée dans un mot Eittlandais peut voir sa prononciation modifiée du fait d’un phonème la suivant ; dans le cas de la mutation labiale, les voyelles accentuées qui ne sont pas arrondies le deviennent si elles sont suivies par un <u> ou un <v>. Ainsi, un <a> peut devenir un <ó> s’il est accentué.

En Eittlandais, il s’agit d’un héritage du Vieux Norrois qui n’est actuellement plus productif. Il a ainsi créé quelques irrégularités dans le vocabulaire de l’Eittlandais où certains termes voient la voyelle accentuéer de la racine des noms et verbes changer en fonction de leur rôle grammatical et de leur nombre. Par exemple, faðir (père, NOM.M.SG) devient fóður (ACC/GEN/DAT.M.SG). Cependant, la présence d’un <u> dans un nouveau terme ne déclenche plus nécessairement cette mutation labiale, comme par exemple avec kamera Nf.SG qui devient kameru NOM/ACC.Nf.PL et non kómuru.

Une régularisation des termes du Vieux Norrois s’est également mise en place envers les termes dont la voyelle accentuée était mutée au nominatif singulier, remplaçent entièrement la voyelle d’origine par la voyelle mutée même dans les autres formes du mot. Ainsi, le terme <mǫn> (crinière) se décline ainsi en Vieux Norrois :

Table 5: Déclinaisons du terme <mǫn> en Vieux Norrois
  sg pl
nom mǫn manar
acc mǫn manar
gen manar mana
dat mǫn mǫnum

En Eittlandais, le <ǫ> a entièrement remplacé le <a>, donnant ainsi cette déclinaison au terme <món> (longue chevelure) :

Table 6: Déclinaisons du terme <món> en Eittlandais
  sg pl
nom món mónar
acc món mónar
gen mónar móna
dat món mónum

3.2.3. Mutation frontale

Une règle constante de l’Eittlandais est une réapparition de la frontation frontale en Eittlandais, n’étaint coupée que par une mutation labiale la précédente. Cette mutation frontale implique un changement de voyelle postérieure accentuée du mot si celle-ci est suivie dans le même mot par un j, i, par un double <l>, <n>, <s> ou <r> final ou par un <or> final. Ainsi la voyelle accentuée, si elle est postérieure, est déplacée en voyelle postérieure suivant le tableau 7.

Table 7: Mutation frontale des voyelles antérieures
voyelle antérieure équivalent postérieur
u y
o ø
ɔ œ
ɑ æ
au ey

Par exemple, auðor se prononce comme eyðor, soit /øyðɚ/, tandis que maðor se prononce /mɑðɚ/.

3.2.4. Allophonie

Comme dans toute langue, la phonétique de l’Eittlandais n’est pas une science exacte, et certaines variations peuvent être trouvées dans la prononciation de l’Eittlandais.

Comme dans toutes les langues, la prononciation de l’Eittlandais n’est pas aussi simple que ce que les chapitres précédents auraient pu laisser paraître. En effet, il existe un certain nombre de cas où certains phonèmes changent suivant leur environnement. Ci-dessous sont listées les règles de variation phonétique relevées dans l’Eittlandais standard. Ces règle ont un ordre de priorité entre elles, la première règle dans son ordre d’apparition ci-dessous étant la règle à appliquer.

  1. Un <i> immédiatement suivit par une voyelle se prononce comme une semi-consonne. Exemple : hiórr /j̥ɔrː/
  2. Deux voyelles identiques se suivant fusionnent en une même voyelle géminée.

    • VV / _ > Vː

    Exemple : heyia-annir /hœʏjaːnːiɹ/

  3. Un <e> se fracture dans un mot, peu importe son emplacement dans le mot, s’il est suivi par une unique consonne et par une voyelle non frontale. Le résultat de la fracture sera arrondie si la voyelle suivante l’est également.
    • e / _CV[-front +rnd] > jɔ
    • e / _CV[-front] > jɑ, sauf si C est occlusive non dorsale ou non occlusive sonorante et nasale.
  4. Une nasalisation des voyelles se produit lorsque celle-ci est suivie par une consonne nasale. Cette dernière disparaît également s’il s’agit d’une consonne nasale non coronale.

    • V / _C[+nasal] > V[+nasal]
    • C[+nasal -cor] / V_ > Ø

    Exemple : ańan /ɑ̃ŋɑ̃/, minka /mĩŋɑ/

  5. Un mot commeçant par deux consonnes dont la première est un <h> marque un dévoisement de la consonne qui le suit immédiatement.

    • hC / #_ > C[-voice]

    Exemple : hiálp /j̥ɑlp/

  6. Le <g> se prononce habituellement /ɣ/, cependant il se mute en un /k/ lorsqu’il est suivit par une consonne non voisée. Il se mute également en un /ɡ/ lorsqu’il est suivit par une consonne nasale.
    • ɣ / _C[-voice] > k
    • ɣ / _C[+nasal] > ɡ
  7. Une consonne géminée suivant ou précédant une autre consonne perd sa gémination.

    • C[+long] / C_ > [-long]
    • C[+long] / _C > [-long]

    Exemple : Eittland /aɪtlɑ̃d/

  8. Lorsque deux consonnes plosives se suivent, la seconde devient fricative, y compris lorsque les deux consonnes sont à l’origine identiques. Ce processus est bloqué par la règle précédente.
    • C[+plos] / C[+plos]_ > C[-plos +fric]
  9. Lorsque deux consonnes identiques se suivent, alors elles fusionnent en une consonne géminée.
    • CC / _ > Cː
  10. Les consonnes <s>, <f>, <h> et <hv> se voisent lorsqu’elles sont entourées par deux voyelles.
    • {ç,f,h} / VV,# > [+voice]
    • xʷ / V_V > ɣʷ
  11. Un <r> final suivant une consonne non occlusive sonorante gémine cette dernière et devient silencieux. Si le <r> est lui-même doublé, alors ce <rr> final est prononcé comme un <r> géminé. Sinon, si une autre consonne précède directement le <r> final, alors ce dernier sera prononcé comme un schwa rhotique /ɚ/.
    • C[-occ +son]r / _# > C[+long]
    • rr / _# > rː
    • r / C_# > ɚ (écrit <or>)
  12. Un <r> final précédé par une voyelle devient approximant.
    • r / V_# > ɹ
  13. Un <g> final devient non-voisé et non-sonorant.
    • ɣ / _# > x
  14. Un <v> initial dans un mot se prononce comme un /v/.
    • w / #_ > v

4. Annexes

4.2. Dictionnaire

4.2.1. A

ańan
/ɑ̃ŋɑ̃/ (n.NF) joie, délice
auðor
/øʏðɚ/ (n.NF) bien ou objets précieux, trésor, richesses, fortune
akkeri
/ɑkxeri/ (n.Nf) ancre
auk
/ɔʊk/ (prep) mis à part

4.2.2. Æ

4.2.3. B

bær
/βæɹ/ (n.NF) maison, appartement, domicile, lieu de résidence

4.2.4. C

4.2.5. D

dagan
/dɑɣɑ̃/ (n.FF) jour (unité de temps), jour (période lumineuse de la journée)
dall
/dɑlː/ (n.MF) vallon, vallée
døkkor
/døkxɚ/ (adjF) sombre, ténébreux
dyrk
/dyrk/ (n.FF) gloire

4.2.6. Ð

4.2.7. E

efn
/jɑfn/ (adjF) égal
Eittland
/aɪtlɑ̃d/ (n.NF) Eittlande
elgor
/jɑlɣɚ/ (n.MF) élan
eyra
/øʏrɑ/ (n.Nf) oreille

4.2.8. F

frægor
/fræɣɚ/ (ajdF) célèbre, renommé, fameux

4.2.9. G

4.2.10. H

herað
/j̥ɑrɑð/ (n.Nf) pays, région
hestor
/j̥ɑstɚ/ (n.MF) cheval, étalon
hof
/hov/ (n.NF) temple, bâtiment religieux

4.2.11. I

iðyn
/iðyn/ (n.FF) travail, métier
interneti
/ĩterneti/ (n.Nf) internet

4.2.12. K

kapp
/kɑpf/ (n.NF) arche

4.2.13. L

4.2.14. M

maðor
/mɑðɚ/ (n.MF) homme, humain, mari
maþor
/mɑθɚ/ (n.Nf) mathématiques. Emprunt du terme anglais math.
mińa
/mĩŋa/ (vt.f) réduire, diminuer, atténuer
Miœllnir
/mjœlniɹ/ (n.MF) Mjöllnir, marteau de Thor
món
/mɔ̃/ (n.FF) longue chevelure, crinière

4.2.15. N

4.2.16. O

ogagn
/oɣɑɣn/ (vt.F) blesser, faire mal

4.2.17. Ó

ól
/ɔl/ (n.NF) bière

4.2.18. Œ

œpa
/œpɑ/ (vi.f) crier, hurler, s’écrier

4.2.19. Ø

4.2.20. P

4.2.21. R

4.2.22. S

sær
/çæɹ/ (n.MF) mer

4.2.23. T

4.2.24. Þ

Þorr
/θorː/ (n.MF) Thor

4.2.25. U

ull
/ulː/ (n.FF) laine

4.2.26. V

4.2.27. Y

ymor
/ymɚ/ (n.MF) grognement, bourdonnement, fredonnement

4.3. Références

Dans ce document, je me référere parfois à des recherches académiques ou autres ouvrages. Afin de faciliter les recherches, voici la liste des documents cités. Mes recherches en matière de Vieux Norrois reposent également principalement sur l’ouvrage de M. Barnes (2008) dont vous trouverez la référence ci-dessous. Je me référere également à l’ouvrage Describing Morphosyntax de Thomas E. Payne dans ma façon de décrire la grammaire de l’Eittlandais, dont vous trouverez également la référence ci-dessous.

  • B. Elan Dresher, The Contrastive hierarchy in phonology, University of Toronto, 2003
  • Michael Barnes, A New Introduction to Old Norse, Viking Society for Northern Research, University College London, 2008
  • Thomas E. Payne, Describing Morphosyntax: A Guide for Field Linguists, Cambridge University Press, 1997

Footnotes:

Author: Lucien Cartier-Tilet

Email: lucien@phundrak.com

Created: 2022-05-06 Fri 15:58